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Un résumé de la 4ème Journée de Prière - Détails
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Dame de tous les Peuples

Un résumé de la 4ème Journée Internationale de Prière
en l’honneur de la Dame de tous les Peuples

Solennité de la Pentecôte, du 10 au 12 juin 2000

 

Cette année, la Journée de Prière fut entièrement centrée sur la souffrance et les hommes ; les thèmes principaux en furent : la Miséricorde de Dieu, le mystère de l’amour et de la souffrance, le mystère de la Rédemption et de la Corédemption. Certaines personnes portant de grandes souffrances ont elles-mêmes présenté des exposés ou bien il fut parlé d’elles. Grâce à ces témoignages impressionnants, on a pu saisir l’importance et la valeur de la corédemption.
Il y fut bien clarifié, à l’encouragement de tous, qu’en soi, personne n’est exclu de la corédemption ; ce n’est pas seulement la personne stigmatisée, ou bien celle qui est injustement persécutée ou encore l’enfant handicapé qui, à juste titre peuvent se dire « corédempteurs » ; le sont aussi tous ceux qui portent une souffrance, même une souffrance qu’ils se sont causée eux-mêmes ou qui n’a rien d’honorable, dans la mesure où ils l’offrent en union à la souffrance rédemptrice de Jésus. Elle devient ainsi une source de bénédiction et de grâce pour les autres. Quelle Bonne Nouvelle le Christ nous donne ! Quelle consolation pour tous ceux qui souffrent !

Mgr. Joseph Maria Punt, administrateur apostolique du diocèse de Haarlem-Amsterdam a ouvert la 4ème Journée Inernationale de Prière : « C’est une fête toute particulière en une année toute particulière, l’Année Jubilaire 2000… C’est une année qui marque un tout nouveau début dans notre propre vie, dans notre Eglise et dans le monde. C’est pourquoi j’ai attaché l’indulgence jubilaire à la participation à cette assemblée… Prions pour notre monde avec force et avec foi en cette fête de Pentecôte afin que l’Esprit Saint habite dans le cœur de tous les hommes, qu’Il les préserve de la corruption, des calamités et de la guerre !… Prions avec Marie afin qu’il se fasse une nouvelle Pentecôte !… Commençons par dire la prière d’Amsterdam ! »

Cette année encore, les pèlerins ont afflué au Palais des Congrès de la RAI à Amsterdam. Ils sont venus de 83 pays répartis sur tous les continents afin de célébrer Pentecôte en union avec Marie, la Dame de tous Peuples comme au temps des Apôtres à Jérusalem. Le seul fait qu’ils se soient retrouvés tous ensemble, jeunes et vieux, malades et bien-portant, gens de confessions, rites, langues et couleurs différentes et qu’ils aient pu s’unir dans une même prière, à lui seul témoigne de la paix et de l’harmonie qui fut sensible à tous. Cette Journée de Prière avait vraiment quelque chose de l’événement de Pentecôte, ce qui a fait dire à l’unanimité : « C’était la plus belle de toutes ! Nous ne faisions plus qu’une seule et grande famille, toute heureuse de l’être ! » Un commentaire très pertinent et juste en a été donné par le Quotidien hollandais qui a le plus fort tirage ‘De Telegraaf’ dans lequel on pouvait lire au 13 juin 2000 : « En sa qualité de Dame et Mère de tous les Peuples, Marie désire rassembler tous les peuples pour en faire une seule Communauté ; Elle veut porter la vraie joie sur la terre. »

Ce qui a marqué particulièrement les pèlerins, fut la présence de nombreux évêques, de « tant d’évêques heureux d’être ensemble », comme l’exprimait une dame d’Allemagne. C’était bien ainsi ! Il y avait le Patriarche et Chef de l’Eglise syro-catholique d’Antioche, l’actuel Liban, quatre archevêques de Damas en Syrie, d’Izmir en Turquie, de Calcutta en Inde et de Nairobi au Kenya, 12 évêques venus de l’Inde, de Chine, d’Indonésie, des Philippines, du Sri Lanka, de Malawi, du Nigeria, de l’Uruguay, d’Italie, des Pays-Bas et de Lithuanie et même un Archimandrite de Biélorussie. Ils ont tous suivi l’appel de la Dame de tous les Peuples.

La liturgie de ces journées en fut teintée d’œcuménisme quand ils apparurent revêtus de leurs ornements chatoyants dont chacun traduisait la différence de rite : romain-catholique, greco-catholique, syro-catholique, syro-malabre. L’un d’eux, le Patriarche d’Antioche, dit en partant, juste avant de reprendre l’avion pour le Liban : « La Sainte Vierge m’a transformé ! Je retourne tout transformé ! ». Les évêques ont montré eux-mêmes combien ils étaient touchés par la grâce et l’enthousiasme avec lequel ils se sont laissé gagner à la cause de la Dame de tous les Peuples, en se fournissant de matériaux de documentation qu’ils diffuseront dans leurs diocèses respectifs.

Mgr. Tsien par exemple, l’évêque chinois de Taiwan, veut distribuer l’image et la prière de la Dame de tous les Peuples au sein de l’Eglise clandestine de Chine et l’apprendre aux fidèles. Il n’y eut pas que les évêques à être renforcés dans leur engagement pastoral ; les prêtres aussi au nombre de 80, retournèrent avec une nouvelle force.



« Ce fut pour moi, un jour splendide et saint !
Je souffre d’un handicap et sans l’aide de Dieu, je ne pourrais même pas vivre.
La Sainte Vierge m’a donné ici la grâce de me rapprocher de Son Jésus,
et de mon Jésus et d’avoir une nouvelle force pour porter ma croix avec Jésus. »
Valentina S.



Combien les souffrances sont précieuses !
par le P. Paul Maria Sigl,
lors de l’une de ses interventions pendant la Journée de Prière


« Il n’y eut en aucun siècle et à un tel échelon mondial autant de peine, de douleur et de souffrance qu’en ce siècle passé ! Jamais il ne fut possible dans les siècles passés d’en être informé autant qu’aujourd’hui par les médias ! Et pourtant, il n’y eut encore jamais dans l’histoire, d’époque chrétienne qui comprenne aussi peu la valeur rédemptrice de la maladie et de la souffrance.
C’est pourquoi l’idée de fond qui inspire cette 4ème Journée Internationale de Prière en l’Année Jubilaire, est précisément d’expliquer à nos frères et soeurs qui souffrent dans leur corps, dans leur âme, dans leur psychisme, tout particulièrement à ceux qui sont handicapés et isolés, le sens profond de leur souffrance. La souffrance que l’on accepte d’unir à la Souffrance rédemptrice infiniment précieuse de Jésus-Christ et que l’on offre ainsi à Dieu, prend une immense valeur et fait jaillir un flot de bénédictions sur l’humanité.
Cette Bonne Nouvelle qui porte en elle une consolation si profonde a presque totalement disparu de la mentalité chrétienne ; car si nous comprenions mieux la valeur de la souffrance, nous nous comporterions avec plus de respect et d’amour envers les malades et nous saurions voir dans l’enfant handicapé, non pas un châtiment qui frappe la famille, mais une bénédiction pour elle. Cette année encore, nombreux ont été ceux qui, devant l’image bénie de la Corédemptrice, ont compris plus profondément le sens de ce message pour eux si consolant : « Si j’offre mes souffrances, celles que je porte sans faute de ma part ou bien celles que par égoïsme, je me suis causées moi-même, je me trouve, tout en étant fragile, malade et handicapé, au sommet de ma vie ! »



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