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Chers amis et
invités de la 4ème journée internationale de prière
en l’honneur de la Dame de tous les Peuples, nous vous saluons
tous bien cordialement !
Elle est tout comme
moi !
L’exemple de Babuschka Walja nous montre que la Dame de tous les
Peuples a quelque chose de personnel à dire à chacun en
particulier. C’est une de ces grand-mères âgées
comme nous en avons beaucoup en Ukraine, qui vit pauvre et seule dans
une petite pièce d’un grand immeuble. Babuschka Walja n’avait
même pas quelque chose de convenable à se mettre dessus.
Ses pull-overs et ses gilets n’étaient plus que des haillons.
Ses coudes étaient tellement saillants qu’ils avaient fait
un grand trou au travers duquel on voyait la peau. Ce jour-là,
elle n’avait bu que du thé et elle remuait si souvent le
même précieux sachet de thé dans sa tasse que l’eau
ne s’en colorait même plus. Un morceau de pain était
soigneusement empaqueté sur la table mais il restait en réserve
pour le lendemain, nous expliqua-t-elle. Sa pension était trop
misérable et du reste, on arrivait bientôt en Carême
et on pouvait déjà se mettre dans les dispositions.
Quand nous lui avons apporté l’image avec la prière
de la Dame de tous les Peuples, elle la regarda attentivement et s’écria
: « La Sainte Vierge est exactement comme moi ! Elle se tient nu-pieds
sur la terre ! Moi aussi je dois marcher nu-pied parce que mes chaussures
me vont trop mal. »
Au cours de l’une de nos visites suivantes, nous avons récité
ensemble la prière ; Babuschka Walja prit alors délicatement,
presque tendrement l’image dans ses mains et dit : « Je ne
dis pas cette prière seulement le matin et le soir comme vous me
l’avez conseillé, non je la dis souvent, très souvent
dans la journée. Ça devient alors si calme, là dans
le cœur. Le matin je ne peux rien manger ni faire avant d’avoir
dit cette belle prière ! » D’un geste plein de ferveur,
elle pressa alors l’image sur son cœur et murmura : «
Ah ! si seulement tout le monde pouvait croire en Dieu ! »
Nous avons un autre exemple qui nous montre qu’il
y a en tout homme ce désir de Dieu.
Au mois de mars de cette année, 3 semaines exactement après
avoir reçu les premières images imprimées avec pour
la traduction ukrainienne, l’imprimatur de l’évêque
auxiliaire, Mgr. Szyrokoradiuk, nous avons été invitées
dans une prison où plus de 3000 détenus sont incarcérés,
hommes et femmes. Nous nous sommes mises en route, chargée de trois
lourds paquets d’images avec la prière en ukrainien.
J’étais impressionnée de voir les longs couloirs sombres
et les lourdes portes métalliques que les gardiens ouvraient sur
notre passage. Les cellules où nous sommes entrées, étaient
toute petites mais étonnamment propres et bien rangées.
Les détenus y vivent jusqu’à six en chacune. Comme
il n’y a plus de matériel pour les occuper dans les ateliers,
ils restent là toute la journée, totalement livrés
à eux-mêmes. Nous étions toute surprises de voir que
dans chaque cellule, ils avaient aménagé un petit coin de
prière où il y avait des icônes de Jésus et
de Marie. Tous sans exception, ont accepté l’image de la
Mère et Dame de tous les Peuples que nous leur avons offerte. A
la fin, au moment de prendre congé, la directrice de la prison
qui fut très gentille et à qui nous avions laissé
le reste des images, nous demanda avec insistance : « Nous en avons
encore beaucoup d’autres qui aimeraient avoir cette image, pas seulement
des prisonniers mais aussi des gardiens et des gardiennes. Ne pourriez-vous
pas nous apporter encore quelques paquets d’images ? » Je
me disais en moi-même : « C’est bien vrai ce que la
Dame de tous les Peuples dit : ‘Ils y ont tous droit !’ »
Tous en effet y ont vraiment droit, ils ont droit
à leur Mère ! Même nos grands et petits protégés,
les mendiants, sans-abri, les enfants abandonnés qui vivent dans
la rue.
C’est pourquoi nous avons pris l’habitude de donner aux pauvres
et sans abri qui sont par centaines dans les rues de Kiev, non seulement
une plaque de chocolat qu’ils aiment beaucoup mais aussi l’image
de la Dame de tous les Peuples. Quand on leur met une pièce dans
la main tendue, ils la regardent d’habitude à peine car ils
sont blasés de la vie qui est trop dure pour eux et n'ont plus
aucun intérêt à quoique ce soit. Mais quand une de
ces femmes éprouvées a vu dans sa main ouverte, l’image
que je lui avais donnée, elle a levé la tête, nous
a regardées et dit avec reconnaissance : « C’est exactement
ce dont j’avais besoin maintenant ! »
Il est touchant d’entendre ce que nous a raconté notre Sœur,
Martina Elisabeth sur ce qui lui est arrivé à la gare où
nous allons régulièrement rencontrer les sans-abri et leur
distribuer surtout en hiver où il fait un temps glacial, du thé
chaud et des sandwichs. Lors d’une de ces distributions, elle voit
un homme en guenilles et tout crasseux. Il portait tout son bien dans
une poche en plastique. Il était heureux bien sûr de recevoir
du thé et du pain mais c’est seulement quand notre Sœur
lui a remis une image de la Vierge Marie que son visage s’est éclairé.
De la poche intérieure de sa veste, il tira alors comme pour révéler
un grand secret, un paquet de vieux journaux jaunis. Il les déplia
soigneusement et découvrit une image de la Vierge Marie, toute
propre.
Il la montra tout joyeux à notre Sœur et lui dit : «
Tous les soirs, je sors cette icône et je prie devant elle. Tu sais,
je n’ai personne qui m’aime, je n’ai pas d’amis,
pas de famille mais je sais que la Sainte Vierge est toujours près
de moi. Elle m’aime ! »
J’aime penser à ce que Marie dit lors de sa première
apparition à Amsterdam, le 25 mars 1945, en la fête de l’Annonciation
: « Ils m’appelleront ‘la Femme’, ‘Mère’.
» Nous avons tous besoin de l’amour et des soins d’une
mère. Un grand nombre des enfants abandonnés dont nous nous
occupons, ont dû grandir sans connaître cet amour maternel.
C’est sur eux que nous centrons notre activité missionnaire
pourtant très variée dans la capitale ukrainienne. Mais
il n’est pas simple de gagner un cœur d’enfant qui a
été blessé et rejeté ! Ils sont très
fermés et méfiants à cause de tous les mauvais traitements
et de toutes les déceptions qu’ils ont dû si souvent
subir. La Mère de tous les Peuples, cependant, à qui nous
confions tous ces enfants, nous apporte un secours manifeste pour nous
frayer un chemin jusque dans le cœur de ces enfants.
Pour terminer, voici un exemple sympathique qui
nous montre que la Dame de tous les Peuples désire se f aire connaître
même de la police de Kiev.
Kiev étant une très grande ville et du fait que ceux dont
nous nous occupons, sont dispersés aux quatre coins de la ville,
nous faisons tous les jours beaucoup de kilomètres en voiture.
Il arrive aussi, comme nous roulons à un bon rythme, que la police
nous arrête et nous mette une amende.
Un jour, Sœur Martina-Elisabeth qui revenait d’une visite de
malades, a été arrêtée sur le chemin du retour.
Le policier lui fit de sévères remontrances. « Cela
fait combien de fois que vous me promettez que vous ne roulerez plus si
vite ? Vous ne vous rappelez plus : c’est la quatrième fois
que vous me le promettez ! » Sœur Martina-Elisabeth se rappelait
certes avoir déjà vu le policier mais il lui semblait qu’il
exagérait en disant que c’était déjà
la quatrième fois qu’ils se rencontraient. « Vous ne
me croyez pas ? » dit le policier. « Je vais vous le prouver
! Venez avec moi dans la voiture de police ! » Il abaissa le pare-soleil
et là, étaient rangées bien apparentes l’une
à côté de l’autre, quatre images de la Dame
de tous les Peuples ! Ils se sont mis tous les deux à rire. En
fin de compte, le policier demanda à notre missionnaire encore
une cinquième image, cette fois pour sa femme !
Maintenant, c’est ma Sœur Maria Anna qui va vous faire un bref
périple au Kasachstan, dans une de nos stations missionnaire à
Scherbakty, près de la frontière sibérienne !
« Je t’en prie, laisse-moi donc cette
image ! »
Il y a quelque temps, un jeune homme de 18 ans,
du village où nous nous trouvons, est mort des suites de la tuberculose
car sa mère n’avait pas les moyens de le faire soigner à
L’hôpital. Cette dame est venue nous trouver à la paroisse
catholique pour demander qu’on y fasse les obsèques. Elle
nous a raconté le fait suivant :
« Mon fils avait une image avec la prière de la Dame de tous
les Peuples. Un jour, je recevais quelqu’un qui nous a beaucoup
aidé dans famille et je désirais lui donner quelque chose
de précieux pour lui exprimer ma reconnaissance. Je pensai à
la petite image de la Dame de tous les Peuples. Mais, quand j’ai
voulu la prendre, mon fils qui était alité à cause
de sa grave maladie, me supplia : ‘ Je t’en prie, maman, pas
cette image ! Laisse-moi donc cette image, je l’aime tellement !
’ »
Il est mort peu de temps après dans la paix et sa maman était
heureuse de pouvoir exaucer à son dernier souhait.
« J’avais l’habitude de jurer
du matin au soir »
Un jour, une dame est venue frapper à
notre porte en demandant :
« Ah ! s’il vous plaît, donnez-moi donc une image avec
la prière ! J’avais l’habitude depuis toujours, de
jurer du matin au soir. Depuis que vous m’avez donné cette
image de la Vierge Marie, je dis cette prière tous les jours et
je ne suis plus poussée à jurer. Mais, la semaine dernière,
j’ai donné cette image à quelqu’un qui m’avait
aidé dans un moment difficile et depuis, ma langue recommence à
jurer. Donnez-moi donc à nouveau cette prière ! »
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