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Il y a deux ans, j’étais pour la
première fois parmi vous afin de partager avec vous tous un peu
de ce lien qui m’attache désormais à la Vierge Marie
en qui je reconnais personnellement ma mère. Je le faisais à
titre de protestant, d’officier dans l’armée et de
fils de pasteur protestant. Je me sentais très privilégié
de pouvoir donner ce bref témoignage qui venait du fond de mon
cœur car c’est une réalité que Notre Dame que
nous mettons si souvent de côté dans le monde protestant,
est devenue de plus en plus présente et donc importante dans ma
vie.
J’étais convaincu que la Seconde
Journée Internationale de Prière à Amsterdam ne serait
pas la dernière. A présent, deux ans sont passés
et je crois toujours en Jésus-Christ et plus que jamais dans l’aide
de Notre Dame et des saints. Je reviens ici pour remercier notre Mère
Marie et vous remercier vous aussi, chers frères et sœurs
dans la foi, vous qui avez prié pour moi, pour ma famille et pour
la santé de mon père.
Dieu a accordé à mon père
une année spéciale, une année de grâce qui
lui a permis à sa grande joie de baptiser son premier petit-fils,
mon fils Edwin. Pendant surtout la dernière année de sa
vie, mon père a eu le plaisir et la consolation, en tant que pasteur
protestant, de prier tous les jours le Rosaire et les Litanies du Sacré
Cœur de Jésus et tous les vendredis, il allait à l’église
catholique méditer les stations du Chemin de Croix. J’ai
toujours admiré cette façon priante de vivre œcuménismes,
ce qu’il fit jusqu’à la fin. Etant donné que
dans le cœur de chacun de nous, il y avait de plus en plus croissant,
le désir de partager la pleine communion avec l’Eglise, mon
père et moi-même avons décidé que notre famille
se ferait catholique romaine en automne 99.
Mais Dieu en a décidé autrement
et mon père est décédé le 2 juillet 99. Je
me souviens très bien de sa dernière nuit quand toutes les
douleurs dans sa poitrine avaient disparu et qu’il m’exprima
son dernier souhait: Je suis pressé de me convertir le plus tôt
possible à l’Eglise une, vraie. Le lendemain matin, c’était
un vendredi, ma mère a trouvé mon père reposant paisiblement
dans son lit, un livre de prières à côté de
lui, ouvert sur les Litanies du Très Sacré Cœur de
Jésus. Bien que mon père ne se soit jamais converti extérieurement,
une quantité de fidèles des deux confessions étaient
présents aux funérailles et tous ressentirent la paix et
l’unité.
Je suis convaincu que mon père nous a
aidés du haut du ciel non seulement moi-même mais aussi ma
femme protestante, Sarah à nous déclarer prêts à
devenir catholiques nous aussi.
Notre pèlerinage à Rome en novembre 1999 nous fut lui aussi,
d’un grand secours spirituel, surtout pour ma femme afin de comprendre
plus en profondeur ce que signifie faire partie de l’Eglise Catholique
Universelle. Nous qui sommes de jeunes parents, nous avons été
tellement heureux et touchés par la grâce, quand il nous
fut accordé le privilège extraordinaire de recevoir la bénédiction
du Saint Père pour notre fils.
De retour en Suède, nous avons fait finalement
le pas décisif de notre conversion avec notre petit bébé
Edwin, le jour de la fête de l’Immaculée Conception,
le 8 décembre 1999. Vous pouvez bien imaginer, j’en suis
sûr ce que représente pour moi cette conversion en commun.
Dieu et Notre Dame a rendu possible que toute ma famille soit capable
à présent de partager les sacrements sans être spirituellement
divisée dans la foi. Bien plus! Dans quelques mois je l’espère
j’aurai mes examens de fin d’étude à l’Université
de Gothenburg. Après quoi, j’espère être un
bon professeur de morale et religion et être éloquent et
crédible plus par l’exemple que par les paroles.
C’est ainsi que, de Suède, je suis
revenu ici à Amsterdam, également au nom de ma femme Sarah,
pour dire un sincère et un profond ‘Merci’ à
la Dame et Mère de tous les Peuples. Je viens donc aussi vous faire
partager ma profonde joie. Nous vous remercions de votre aide spirituelle
et nous continuons à compter sur vos prières afin qu’un
grand nombre de nos amis protestants puissent trouver le courage de faire
ce pas et de nous suivre dans un seul troupeau sous un seul Pasteur.
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