Contenu du site


Rencontre internationale des jeunes: Sr Barbara, Allemagne - Détails
Home --> Archives --> Journées de Prière --> 2005 Amsterdam

Imprimer la page

 

Untitled Document

Rencontre internationale des jeunes

« Ma conversion grâce à la Mère de tous les Peuples au cours de la 1ére Journée Internationale de Prière à Amsterdam, en 1997 »

Témoignage de
Sr Barbara de la Famille de Marie

7ème Journée Internationale de Prière à Amsterdam
6 - 8 mai 2005

« Ma vie t’appartient »

Quand je me suis convertie, j’avais 19 ans. Ma vie, auparavant, était, disons, celle des jeunes d’aujourd’hui, c'est-à-dire que je cherchais comme tout le monde le bonheur et la joie de vivre et, comme tant d’autres, je pensais le trouver naturellement en-dehors de Dieu. Car tout ce qui touchait à la foi, était plutôt réservé aux générations d’un certain âge, quand on a pratiquement vécu sa vie, et qu’on a épuisé ce que le monde peut offrir.
C’est seulement peu de temps avant ma conversion que j’ai commencé à comprendre à quel point les choses d’ici-bas sont éphémères, et que dans la vie, il y avait des choses bien plus importantes que le fait de mener une existence médiocre et facile.

Dans ma famille aussi, on vivait plutôt sans Dieu, c’est à dire qu’on ne pratiquait pas. Nous pensions, comme tant d’autres, que nous n’avions pas besoin de Dieu et je suis sûre que nous aurions sans difficulté renié le peu de foi que nous avions si l’occasion s’en était présentée et que nous n’ayons pas eu peur du ridicule. Bref, je vivais dans un environnement où l’on ne parlait pas de la foi. Dans le fond, ce n’était pas de la mauvaise volonté, mais c’était plutôt malheureusement par ignorance, ce qui, certes, n’excuse rien.
Lorsque ma mère s’est finalement convertie - j’avais peut-être 14 ans - j’avais déjà mes propres centres d’intérêt. Au fond de moi-même, je me sentais bien, à vrai dire, attirée vers Dieu mais je ne voulais pas le montrer, et j’ai de plus en plus refoulé ce besoin. La seule prière qui m’était restée de la foi de ma petite enfance, c’était le Notre Père et le Je vous salue Marie. Je les récitais avant d’aller me coucher ; avec le temps, c’était plutôt pour apaiser ma conscience. Je sais maintenant qu’inconsciemment mon âme exprimait ainsi sa soif de Dieu.

À 15 ans, j’avais déjà un petit ami. Comme il avait 5 ans de plus que moi, j’étais la plupart du temps la plus jeune entre copains. Aussi, cela ne posait-il pas de problème à la maison quand je sortais le soir pour faire le tour des discos, ou mieux encore, pour passer d’une fête à l’autre. Ce qui me plaisait le plus, c’était d’écouter du rock dans les bars enfumés et, bien entendu, de jouer de mon charme sur le répertoire de la mode ou du sport. Car tout en suivant une formation professionnelle de graphiste, j’étais aussi moniteur d’aérobic au centre de fitness que dirigeait ma mère, c’était une passion ! J’aimais danser et je gagnais ainsi un peu d’argent, tout en ayant souvent l’occasion de voyager pour suivre des cours de perfectionnement dans le domaine du sport, sans compter que c’était avantageux pour le look et la silhouette. En réalité, je ne menais pas une bonne vie, mais je trouvais ma situation normale. Malgré tout, j’étais souvent très insatisfaite. Je n’avais malheureusement pas la conscience du péché et de ses conséquences, aussi de façon répétée j’ai infligé des blessures à mon entourage, à ma famille, à mes amis, et surtout, sans doute, à moi-même.

On est tous en quête de bonheur et d’amour, mais c’est toujours très périlleux de les rechercher hors de Dieu, comme je m’en suis aperçue par la suite. Oui, j’en ai fait personnellement la douloureuse expérience et aujourd’hui encore, lorsque j’entends parler de mes amis d’autrefois ou que je parle avec l’un d’eux, je constate cette même dérive dans leur vie.

À 18 ans, quelqu'un de mes connaissances m’a parlé de la Dame de tous les Peuples et m’a donné Sa prière. Ma mère la connaissait déjà depuis longtemps mais, venant d’elle, je ne l’ai pas acceptée aussi facilement. Cependant, dès ce moment-là, j’avais curieusement le désir de dire cette prière ; j’ai fini par l’apprendre par coeur, bien qu’à première vue, cette représentation de la Sainte Vierge ne m’ait pas plu du tout. Cet ami m’a invité ainsi que ma mère à la première Journée Internationale de Prière à Amsterdam. J’ai d’abord hésité. J’étais bien sûr un peu gênée vis-à-vis de mes copains et je leur ai trouvé quelques bonnes raisons pour noyer le poisson. Finalement les prières de ma mère ont quand même été exhaussées et je me suis retrouvée d’un coup dans un car de pèlerins !

Tout le voyage, je l’ai passé recroquevillée au fond du car et je me souviens encore très bien qu’à la veille du départ j’ai fait la fête jusqu’à l’aube pour pouvoir tenir l’épreuve de cette « pieuse expédition ».
C’est précisément ce voyage qui a déclenché ma conversion !
J’avais tout à coup tant de questions qui se bousculaient dans ma tête. Mais pourquoi ai-je finalement accepté de venir ? Dieu existerait-Il vraiment ? Et la foi, que faut-il en penser ? Qu’est-ce qui va encore m’arriver? Et bien d’autres questions du même genre. Durant ce voyage, je me suis sentie toute différente de ce que j’étais d’habitude, je me sentais telle que j’étais réellement car je n’ avais pas de raison de me donner un genre pour épater qui que ce soit. Je me sentais un peu fragile, comme livrée, mais en même temps aussi comme portée. J’étais tout simplement un peu perdue et sous tension. Je voulais sincèrement savoir pourquoi tout cela. Je sentais que je devais changer ma vie. Une des soeurs qui assuraient l’accompagnement des pèlerins me fut alors d’une grande aide. Sans doute avait-elle ressenti mon conflit intérieur et ainsi j’ai pu m’ouvrir à elle et lui parler de beaucoup de choses.

La Sainte Vierge, la Mère de tous les Peuples, m’avait fermement prise par la main. Elle m’a même conduite au sacrement de la réconciliation la veille encore de la Journée de Prière, alors que d’abord, je ne voulais pas du tout en entendre parler. J’ai demandé au prêtre de m’aider, et j’en suis venue à faire une confession générale qui m’a intérieurement complètement retournée. Dieu a pu par là m’accorder la grâce de me repentir du fond du coeur. Ce fut pour moi une confession très dure. En y repensant par la suite, je me suis rendue compte cependant que j’en avais eu bien besoin pour me convertir.
J’avais soudain un fort désir de changer ma façon de vivre. Durant tout le reste du pèlerinage, il me fallait sans cesse lutter contre les larmes qui me montaient aux yeux, tant j’avais pu ressentir la proximité de la Sainte Vierge durant la Journée de Prière, alors qu’avant je ne pensais jamais à elle et que je ne la connaissais pas vraiment. Je sentais au fond de moi-même que Dieu avait encore des projets à concrétiser dans ma vie. Tout me touchait au plus intime sans que je le comprenne, et il m’est d’ailleurs difficile de le dire en paroles.

De retour à la maison, j’ai commencé à prier tant bien que mal. Le dimanche, j’allais à la messe, même si ça n’a pas été toujours facile au début. Je ressentais de plus en plus le désir d’adorer le Seigneur au Saint Sacrement. J’ai changé ma façon de vivre avec mon copain, ce qui pourtant était le plus difficile car il ne pouvait pas le comprendre tout à fait et pourtant, il a accepté. Il y a eu bien sûr des luttes pour tout cela ; il a fallu surtout combattre ses propres faiblesses. Il y a eu des hauts et des bas mais la Sainte Vierge me tenait fermement par la main, même quand il m’arrivait de la lâcher, ce que je faisais aussi.
J’avais cependant en vue de discerner la volonté de Dieu pour moi car je savais pertinemment que c’était le seul chemin qui pouvait me rendre heureuse. J’étais ouverte à toutes les éventualités, même à celle d’une vie consacrée, ce à quoi je n’arrêtais pas de penser, non sans angoisse parfois.

Cela a bien duré encore six mois après cette Journée de Prière jusqu’à ce que je me décide à tout lâcher : à quitter mon travail, à rompre avec mon ami, pour dire oui à ma vocation religieuse.

Aujourd’hui, je ne peux que remercier Dieu à genoux pour ma vocation, mais avant tout aussi pour ma famille, que Dieu a progressivement et visiblement réunie pour en faire à nouveau une vraie famille, car pendant 12 ans nous avions été séparés.
Je puis dire que, petit à petit,
Dieu a guéri nos blessures à partir du jour où nous avons laissé notre Mère, la Dame de tous les Peuples, entrer dans notre vie.
Je suis profondément reconnaissante de lui appartenir par toute ma vie !

Imprimer la page




Navigation