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Mgr. Joseph Kingsley, président
de la conférence épiscopale du Sri Lanka, vient du diocèse
de Trincomalee-Batticaloa. Son pays est à feu et à sang
depuis 20 ans et cette terrible guerre a coûté la vie de
son propre frère en 1989. Mgr. Kingsley fait partie du groupe ethnique
des Tamils qui étant minoritaire, subit l’oppression. Il
est très soucieux d’oeuvrer pour la paix dans son pays.
Je considère
comme un grand honneur pour moi et un cadeau de Dieu de pouvoir venir
à Amsterdam, moi qui suis originaire d‘un tout petit pays
du Sud de l‘Asie, connu autrefois sous le nom d‘île
de Ceylon, aujourd’hui le Sri Lanka, et de pouvoir participer à
la 4ème journée internationale de prière. On voit
ici une manifestation sensible de la foi que nous avons en Notre Seigneur
Jésus-Christ qui sur l‘intercession de la Dame et Mère
de tous les Peuples, a racheté le genre humain.
Je suis profondément convaincu
que la promesse maternelle et l‘effort de la Dame de tous les Peuples
de porter la paix et l‘unité dans un monde saturé
de modernisme, de guerre et de malheurs, a une grande importance pour
mon propre pays. Depuis déjà
20 ans, ma patrie traverse en effet un temps de guerre et de violence
avec toutes les terribles conséquences qui s‘ensuivent de
la pauvreté, de la misère noire et de la haine.
Au Sri Lanka, on désigne parfois la guerre actuelle du nom de terrorisme
ou bien de guerre de libération des minorités, ou encore
de conflit armé ethnique. Sur les 18 millions d‘habitants
qui le composent, 74% font partie de la communauté bouddhiste de
Sinhala, le reste étant des Tamils dont à nouveau 7% sont
chrétiens et le reste des hindous et musulmans. En fait, ce sont
les provinces du nord et de l‘est qui sont impliquées dans
cette guerre qui traîne tellement en longueur pour obtenir la reconnaissance
du droit des minorités. Jusqu‘à aujourd’hui,
cette guerre ne cesse de déclencher la violence comme une réaction
en chaîne. Les conséquences en sont terribles: des milliers
de victimes, des milliers qui ont perdu tout leurs biens et se retrouvent
réfugiés à l‘intérieur du pays comme
à l‘étranger.
Etant donné que je vis à l‘Est du pays, mon diocèse
est malheureusement pris lui aussi dans le mécanisme de cette triste
guerre. Dans les soucis et la peur qui m‘assaillent, je ne peux
que prier la Dame de tous les Peuples qu‘elle accélère
le processus de paix et d‘unité chez nous. C‘est
la raison pour laquelle j‘ai fait traduire la prière de la
Dame de tous les Peuples par un prêtre
compétent de mon diocèse dans
les langues Tamil et Sinhala, et
j‘ai demandé à Pieter van der Veen et à Michael
von Soelen d‘imprimer 75 000 images avec la prière en Sinhala
et 25 000 en Tamil. Ces images avec la prières sont actuellement
distribuées partout par les membres de la Legio Mariens.
Notre pays du reste a une longue et solide tradition de dévotion
mariale. Il y a 500 ans que la foi catholique a été portée
au Sri Lanka par des missionnaires portugais et depuis lors, le pays est
sous le patronage de la Vierge Marie.
C‘est pourquoi, les messages que la Vierge Marie a donnés
de 1945 à 1959 à une simple femme d‘Amsterdam, sont
très actuels et opportuns. Ces messages s‘avèrent
être un extraordinaire moyen de plus que Dieu nous donne pour nous
faire entrer dans une nouvelle époque de paix et d‘amour,
une époque où se fera l‘unité entre les nations
et les peuples et pour mettre fin aux guerres et aux malheurs. Pour tous
ceux qui cherchent refuge auprès de la Vierge Marie et l‘invoquent
comme Médiatrice et Avocate, ils suscitent une Nouvelle Pentecôte
avec l‘effusion de l‘Esprit Saint.
Pour conclure, j‘ai toute raison d‘affirmer qu‘Amsterdam
est par une disposition de la Providence Divine, vraiment choisie pour
être la ville de tous les peuples, la demeure de la Dame de tous
les Peuples, et ceci en ce nouveau Millénaire que le Saint Père
à juste titre, a désigné comme „le Millénaire
marial“.
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