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Lors de la
première Journée de Prière, en 1997, Gera Maria Drent
était parmi les cent Hollandais qui ont reçu des mains de
Mgr Bomers une image “pèlerine” de la Mère de tous les Peuples.
Elle a même construit chez elle avec son mari une chapelle pour
la Mère de tous les Peuples, qui est constamment ouverte aux gens.
Actuellement, Gera Maria est veuve. De toute son âme, elle est devenue
apôtre de la Mère de tous les Peuples. À partir de
cet été, elle passera la plus grande partie de l’année
en Israël pour y œuvrer en faveur de la Dame de tous les Peuples.
Elle a vendu sa maison et coupé plus ou moins les ponts avec ici
parce qu’elle considère que c’est sa mission de retourner
en Israël.
Israël, peuple de Dieu, pays où ont vécu Jésus,
Marie et Joseph ; pays où s’est faite l’action des
apôtres, des prophètes et des saints ; Israël, ‘premier
amour’ de Dieu.
Permettez-moi de vous demander : qui d’entre vous ne se souvient
pas de son premier amour, même s’il remonte à bien
des années en arrière ? On n’oublie jamais ce qui
fut le premier amour ! Il en va de même dans la relation de Dieu
à son peuple élu. C’est pourquoi on lit au chapitre
62 d’Isaïe :
« À cause de Sion,
je ne me tairai pas ; à cause de Jérusalem, je ne garderai
pas le silence, tant que la justice ne brillera pas telle une vive lumière,
tant que son salut ne resplendira pas tel un flambeau brûlant. »
et un peu plus loin : «
Est-ce qu’une femme peut oublier ses enfants, une mère son
propre fils ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai
pas ! » (Is 62, 15)
L’année dernière, j’ai pu me rendre deux fois
en Israël pour la cause de la Dame de tous les Peuples. Ce n’étaient
pas des voyages touristiques ; depuis longtemps, je me sentais en effet
poussée à introduire la Mère de tous les Peuples,
la Mère de Dieu sur cette terre d’élection, dans ce
pays sans paix qu’Il aime tellement.
Lors de mon premier séjour de trois semaines en été
2004, (du 17 juin au 8 août 2004), j’ai pu visiter de nombreux
couvents et sanctuaires. Je n’avais pas de programme préétabli.
Je ne savais qu’une chose : «
J’y vais pour la ‘Dame’ et je veux me laisser conduire
par elle et dans la prière. »
Manifestement, j’ai fait vraiment jour pour jour pendant tout le
temps passé en Terre Sainte l’expérience d’être
sous sa conduite maternelle. Il faut savoir en effet qu’en Israël,
en raison des nombreux coups et attentats suicidaires, il est assez dangereux
de se servir des moyens publics. C’est pourquoi j’ai beaucoup
marché jusqu’à ce que je fasse la connaissance d’un
Belge qui vit à Jérusalem avec sa famille. Il se laissa
enflammer par la Mère de tous les Peuples ; c’est pourquoi,
il se proposa de me conduire en voiture à travers la moitié
du pays.
C’est ainsi que la Dame de tous les Peuples est parvenue dans beaucoup
d’églises de Jérusalem (tout comme dans une quinzaine
de boutiques de Jérusalem appartenant à des Palestiniens,
des Juifs et des chrétiens d’Arménie) mais aussi elle
s’est frayé le passage jusqu’à Bethléem,
Nazareth, Cafarnaum, Haifa, Abbu, Gosch, Emmaüs, Béthanie
et en bien d’autres endroits. Quand j’y pense, je ne peux
que m’en étonner et rendre grâce.
La Sainte Vierge m’a permis aussi de faire continuellement d’intéressantes
rencontres avec des prêtres, des religieux et des laïcs. Il
y aurait de belles choses à raconter là-dessus ! J’ai
eu aussi des conversations avec des jeunes de différentes religions
et d’autres rites. Beaucoup d’entre eux étaient en
recherche et aussi ouverts à Marie. Je m’en suis souvent
aperçu, par exemple dans un groupe de femmes hindoues que j’ai
rencontrées à Gethsémani mais aussi au contact de
juifs et de musulmans tout comme de chrétiens protestants et anglicans.
Même les très jeunes de 18/19 ans comme les soldats juifs
étaient ouverts à Marie, ce que je n’aurais jamais
cru.
Le cœur de la cité à Jérusalem est divisé
en quatre parties. Une partie de la vieille ville appartient aux Palestiniens,
une autre aux Juifs, les Arméniens en ont une et les Chrétiens
aussi. On m’a bien des fois prévenue qu’il était
dangereux d’engager une action missionnaire en Israël et surtout
à Jérusalem. C’est certainement vrai et il faut savoir
être prudent. Une chose cependant m’a frappée. Les
gens que j’ai rencontrés et avec lesquels je me suis entretenue,
que ce soit des Palestiniens, des Juifs, des Arméniens ou des Chrétiens,
tous aspiraient à la paix. J’étais étonnée
de voir à quel point ils se montaient ouverts au message de la
Dame de tous les Peuples et à la prière pour la paix, dans
laquelle on demande :
« Fais que l’Esprit
Saint habite dans les cœurs de tous les Peuples afin qu’ils
soient préservés de la corruption, des calamités
et de la guerre. ... »
À Amsterdam, Marie se nomme la « Dame de tous les Peuples
». Aussi, quand j’ai entendu que la Basilique de Gethsémani
sur le mont du Calvaire s’appelait « l’église
de toutes les nations », j’y ai vu un signe. À l’intérieur
de cette grande église qui a été édifiée
à l’endroit même où le Seigneur a transpiré
du sang, tout parle des souffrances que le Seigneur subit au Jardin des
Oliviers. Je n’y ai vu aucun autel de la Sainte Vierge, aucune statue
de Marie, aucune image d’elle. Je me disais au fond de moi-même
: « C’est là,
dans l’église de toutes les nations, qu’à vrai
dire, la Mère de toutes les nations, de tous les Peuples devrait
venir ! » En tout cas, des
pèlerins et des touristes de toutes les nations et de tous les
pays viennent visiter ce lieu saint. On y trouve des Japonais, des Italiens,
des Américains, des Grecs, de nombreuses nationalités donc,
et aussi des chrétiens palestiniens d’Israël et de nombreux
juifs de l’intérieur et de l’extérieur du pays.
C’est là surtout, en ce lieu tellement international et aussi
interconfessionnel que j’ai pu transmettre le message et l’image
de la Mère de tous les Peuples en de nombreuses langues.
Les dix dernières semaines de mon séjour en Israël,
jusqu’au 7 janvier de cette année, j’ai pu les passer
à prier et travailler dans un ermitage qui se trouve à Gethsémani,
au pied du mont des Oliviers de Jérusalem. C’était
pour moi un cadeau tout particulier car Gethsémani est le lieu
où Jésus a prié avant d’être fait prisonnier
et de subir sa Passion. Gethsémani est aussi le lieu où
Jésus s’est donné jusqu’au bout, comme il l’exprime
dans sa prière : «
Père, non pas ma Volonté mais que ta Volonté soit
faite ! » (Lc 22,42). Et là
où est Jésus, là est Marie aussi.
C’est ce qu’on voit clairement au Calvaire où la Sainte
Vierge se tient au pied de la Croix de Jésus et entend ses paroles
: « Femme, voici ton
fils. » (Jn 19, 26). En ce
moment précis, Marie est devenue Mère de tous, au moment
où elle a pris pour enfant Jean et avec lui tous les hommes. C’est
là qu’elle a pour ainsi dire prononcé son deuxième
« fiat » : « Qu’il me soit fait ! »
Je suis convaincue que Marie portera la paix en Terre Sainte. C’est
qu’elle est notre Mère, une Mère qui nous aime tous.
J’ai pu en faire l’expérience au cours de mes rencontres
avec plusieurs dignitaires d’Église, tous de différents
rites. Mgr Jean-Baptiste Gourion, évêque
catholique chargé de la pastorale
des Judéo-chrétiens,
lui-même Juif, était très ouvert aux messages de la
Dame de tous les Peuples. Il est malheureusement tombé gravement
malade et ne peut de ce fait être présent à la Journée
de Prière. Je me permets de vous demander de bien vouloir prier
pour lui. Mgr Sabbah, évêque
palestinien de Jérusalem a
pris lui aussi une position favorable ; de même le chef
de l’église arménienne, le Patriarche Torkom Manoogian
II, et le Patriarche
Abraham de l’église copte.
Eux aussi ont bien accueilli les messages de la Mère de tous les
Peuples et son image avec la prière que nos frères arméniens
ont même traduite dans leur langue maternelle et qu’ils ont
diffusée.
La traduction en hébreu de la prière a enfin pu être
imprimée. Nous la devons entre autres aussi au Père
Jacov Willebrands, un hollandais
qui fut trappiste à l’abbaye de Zunder et qui vit actuellement
depuis 45 ans en Israël. Père Jacov est à présent
Archimandrite de l’église
melchite et vit en ermitage en Galilée
sur le mont Lavra Netova. Il a confronté le texte hébreu
de la prière avec l’original en hollandais et l’a corrigé.
C’est ainsi que la diffusion se fait d’elle-même dans
tout Israël. Même dans quinze boutiques de chrétiens
palestiniens de Jérusalem, est suspendu le tableau de la Dame de
tous les Peuples. Et on commence à prier sa prière pour
la paix.
Merci, Seigneur, pour la vocation de notre Mère Marie.
Merci, Seigneur, que tu viennes à notre secours et au secours d’Israël
par notre Mère !
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