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Gera Maria Drent, Pays-Bas - Détails
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« Deux voyages missionnaires en Israël pour la Dame de tous les Peuples »

Témoignage de
Gera Maria Drent des Pays-Bas

7ème Journée Internationale de Prière à Amsterdam
6 - 8 mai 2005

Lors de la première Journée de Prière, en 1997, Gera Maria Drent était parmi les cent Hollandais qui ont reçu des mains de Mgr Bomers une image “pèlerine” de la Mère de tous les Peuples. Elle a même construit chez elle avec son mari une chapelle pour la Mère de tous les Peuples, qui est constamment ouverte aux gens.
Actuellement, Gera Maria est veuve. De toute son âme, elle est devenue apôtre de la Mère de tous les Peuples. À partir de cet été, elle passera la plus grande partie de l’année en Israël pour y œuvrer en faveur de la Dame de tous les Peuples. Elle a vendu sa maison et coupé plus ou moins les ponts avec ici parce qu’elle considère que c’est sa mission de retourner en Israël.


Israël, peuple de Dieu, pays où ont vécu Jésus, Marie et Joseph ; pays où s’est faite l’action des apôtres, des prophètes et des saints ; Israël,
‘premier amour’ de Dieu.

Permettez-moi de vous demander : qui d’entre vous ne se souvient pas de son premier amour, même s’il remonte à bien des années en arrière ? On n’oublie jamais ce qui fut le premier amour ! Il en va de même dans la relation de Dieu à son peuple élu. C’est pourquoi on lit au chapitre 62 d’Isaïe :
« À cause de Sion, je ne me tairai pas ; à cause de Jérusalem, je ne garderai pas le silence, tant que la justice ne brillera pas telle une vive lumière, tant que son salut ne resplendira pas tel un flambeau brûlant. » et un peu plus loin : « Est-ce qu’une femme peut oublier ses enfants, une mère son propre fils ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas ! » (Is 62, 15)

L’année dernière, j’ai pu me rendre deux fois en Israël pour la cause de la Dame de tous les Peuples. Ce n’étaient pas des voyages touristiques ; depuis longtemps, je me sentais en effet poussée à introduire la Mère de tous les Peuples, la Mère de Dieu sur cette terre d’élection, dans ce pays sans paix qu’Il aime tellement.

Lors de mon premier séjour de trois semaines en été 2004, (du 17 juin au 8 août 2004), j’ai pu visiter de nombreux couvents et sanctuaires. Je n’avais pas de programme préétabli. Je ne savais qu’une chose :
« J’y vais pour la ‘Dame’ et je veux me laisser conduire par elle et dans la prière. »
Manifestement, j’ai fait vraiment jour pour jour pendant tout le temps passé en Terre Sainte l’expérience d’être sous sa conduite maternelle. Il faut savoir en effet qu’en Israël, en raison des nombreux coups et attentats suicidaires, il est assez dangereux de se servir des moyens publics. C’est pourquoi j’ai beaucoup marché jusqu’à ce que je fasse la connaissance d’un Belge qui vit à Jérusalem avec sa famille. Il se laissa enflammer par la Mère de tous les Peuples ; c’est pourquoi, il se proposa de me conduire en voiture à travers la moitié du pays.
C’est ainsi que la Dame de tous les Peuples est parvenue dans beaucoup d’églises de Jérusalem (tout comme dans une quinzaine de boutiques de Jérusalem appartenant à des Palestiniens, des Juifs et des chrétiens d’Arménie) mais aussi elle s’est frayé le passage jusqu’à Bethléem, Nazareth, Cafarnaum, Haifa, Abbu, Gosch, Emmaüs, Béthanie et en bien d’autres endroits. Quand j’y pense, je ne peux que m’en étonner et rendre grâce.

La Sainte Vierge m’a permis aussi de faire continuellement d’intéressantes rencontres avec des prêtres, des religieux et des laïcs. Il y aurait de belles choses à raconter là-dessus ! J’ai eu aussi des conversations avec des jeunes de différentes religions et d’autres rites. Beaucoup d’entre eux étaient en recherche et aussi ouverts à Marie. Je m’en suis souvent aperçu, par exemple dans un groupe de femmes hindoues que j’ai rencontrées à Gethsémani mais aussi au contact de juifs et de musulmans tout comme de chrétiens protestants et anglicans. Même les très jeunes de 18/19 ans comme les soldats juifs étaient ouverts à Marie, ce que je n’aurais jamais cru.

Le cœur de la cité à Jérusalem est divisé en quatre parties. Une partie de la vieille ville appartient aux Palestiniens, une autre aux Juifs, les Arméniens en ont une et les Chrétiens aussi. On m’a bien des fois prévenue qu’il était dangereux d’engager une action missionnaire en Israël et surtout à Jérusalem. C’est certainement vrai et il faut savoir être prudent. Une chose cependant m’a frappée. Les gens que j’ai rencontrés et avec lesquels je me suis entretenue, que ce soit des Palestiniens, des Juifs, des Arméniens ou des Chrétiens, tous aspiraient à la paix. J’étais étonnée de voir à quel point ils se montaient ouverts au message de la Dame de tous les Peuples et à la prière pour la paix, dans laquelle on demande :
« Fais que l’Esprit Saint habite dans les cœurs de tous les Peuples afin qu’ils soient préservés de la corruption, des calamités et de la guerre. ... »

À Amsterdam, Marie se nomme la « Dame de tous les Peuples ». Aussi, quand j’ai entendu que la Basilique de Gethsémani sur le mont du Calvaire s’appelait « l’église de toutes les nations », j’y ai vu un signe. À l’intérieur de cette grande église qui a été édifiée à l’endroit même où le Seigneur a transpiré du sang, tout parle des souffrances que le Seigneur subit au Jardin des Oliviers. Je n’y ai vu aucun autel de la Sainte Vierge, aucune statue de Marie, aucune image d’elle. Je me disais au fond de moi-même :
« C’est là, dans l’église de toutes les nations, qu’à vrai dire, la Mère de toutes les nations, de tous les Peuples devrait venir ! » En tout cas, des pèlerins et des touristes de toutes les nations et de tous les pays viennent visiter ce lieu saint. On y trouve des Japonais, des Italiens, des Américains, des Grecs, de nombreuses nationalités donc, et aussi des chrétiens palestiniens d’Israël et de nombreux juifs de l’intérieur et de l’extérieur du pays. C’est là surtout, en ce lieu tellement international et aussi interconfessionnel que j’ai pu transmettre le message et l’image de la Mère de tous les Peuples en de nombreuses langues.

Les dix dernières semaines de mon séjour en Israël, jusqu’au 7 janvier de cette année, j’ai pu les passer à prier et travailler dans un ermitage qui se trouve à Gethsémani, au pied du mont des Oliviers de Jérusalem. C’était pour moi un cadeau tout particulier car Gethsémani est le lieu où Jésus a prié avant d’être fait prisonnier et de subir sa Passion. Gethsémani est aussi le lieu où Jésus s’est donné jusqu’au bout, comme il l’exprime dans sa prière :
« Père, non pas ma Volonté mais que ta Volonté soit faite ! » (Lc 22,42). Et là où est Jésus, là est Marie aussi.
C’est ce qu’on voit clairement au Calvaire où la Sainte Vierge se tient au pied de la Croix de Jésus et entend ses paroles :
« Femme, voici ton fils. » (Jn 19, 26). En ce moment précis, Marie est devenue Mère de tous, au moment où elle a pris pour enfant Jean et avec lui tous les hommes. C’est là qu’elle a pour ainsi dire prononcé son deuxième « fiat » : « Qu’il me soit fait ! »

Je suis convaincue que Marie portera la paix en Terre Sainte. C’est qu’elle est notre Mère, une Mère qui nous aime tous. J’ai pu en faire l’expérience au cours de mes rencontres avec plusieurs dignitaires d’Église, tous de différents rites.
Mgr Jean-Baptiste Gourion, évêque catholique chargé de la pastorale des Judéo-chrétiens, lui-même Juif, était très ouvert aux messages de la Dame de tous les Peuples. Il est malheureusement tombé gravement malade et ne peut de ce fait être présent à la Journée de Prière. Je me permets de vous demander de bien vouloir prier pour lui. Mgr Sabbah, évêque palestinien de Jérusalem a pris lui aussi une position favorable ; de même le chef de l’église arménienne, le Patriarche Torkom Manoogian II, et le Patriarche Abraham de l’église copte. Eux aussi ont bien accueilli les messages de la Mère de tous les Peuples et son image avec la prière que nos frères arméniens ont même traduite dans leur langue maternelle et qu’ils ont diffusée.
La traduction en hébreu de la prière a enfin pu être imprimée. Nous la devons entre autres aussi au
Père Jacov Willebrands, un hollandais qui fut trappiste à l’abbaye de Zunder et qui vit actuellement depuis 45 ans en Israël. Père Jacov est à présent Archimandrite de l’église melchite et vit en ermitage en Galilée sur le mont Lavra Netova. Il a confronté le texte hébreu de la prière avec l’original en hollandais et l’a corrigé.
C’est ainsi que la diffusion se fait d’elle-même dans tout Israël. Même dans quinze boutiques de chrétiens palestiniens de Jérusalem, est suspendu le tableau de la Dame de tous les Peuples. Et on commence à prier sa prière pour la paix.

Merci, Seigneur, pour la vocation de notre Mère Marie.
Merci, Seigneur, que tu viennes à notre secours et au secours d’Israël par notre Mère !

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